J’ai toujours aimé lire depuis petite, pourtant les livres imposés à l’école ou au collège, ca a toujours été ma hantise. Déjà parce que j’aime pas qu’on m’impose une lecture mais qu’en plus, même maintenant avec le recul, en me mettant à la place de ceux qui n’aiment déjà pas lire, c’est une souffrance que de lire un livre alors qu’on n’aime déjà pas spécialement ca et c’est pire quand c’est un livre qu’on n’a pas choisi!  

J’avais adoré au CM1 lorsque l’institutrice  avait mis en place avec le bibliobus, plusieurs ateliers lectures au fil de l’année. J’avais adoré parce que comme déjà dit au-dessus, j’aimais déjà lire  ce moment là, mais j’avais beaucoup aimé aussi le fait qu’on puisse choisir son livre à lire. J’avais beaucoup aimé ce principe puisqu’il laisse le loisir au lecteur de la première heure de choisir lui même son propre livre, et quand quelqu’un n’aime pas lire, je trouve ça très important puisqu’il cherche par lui même ce qui pourrait lui plaire et ne subit donc pas une lecture imposée de force et qui n’est pas « unique » dans le sens où dès lors que c’est imposé à une classe, tous les élèves ont la même lecture.

Le choix de la lecture est quelque chose de très important, surtout à cet âge-là, puisqu’il permet déjà de poser ses choix, de les affirmer, de découvrir par soi-même. Mais surtout, laisser le choix permet de ne pas braquer le potentiel lecteur.

A cette période-là, outre le fait que l’institutrice nous apprenait les parties du livres (la quatrième de couverture, le dos, et tout ce qui va avec) ainsi que savoir où trouver dans le livre des informations type année d’édition et autres, je me souviens avoir découvert ou redécouvert – je ne sais plus – les Bibliothèques Vertes et les B. Roses, vous savez, les Alice Détective, L’étalon noir, Le club des cinq? C’était des livres que j’adorais à cette époque, et parce que j’avais pu les choisir en lecture lors de ces ateliers, j’en garde de bons souvenirs.

A contrario, au collège, outre le fait que ça n’est pas été la meilleure partie de ma scolarité, j’ai détesté les livres qu’on nous imposait, au nom de l’Education Nationale et de son programme. Je me souviens d’une prof de français qui nous avait fait lire Jonathan Livingston le goéland. Si j’avais plutôt bien aimé le livre sans en avoir saisi toutes les nuances, je me souviens que la prof avait « râlé » contre le fait que c’était un livre prévu pour les lycéens, notamment en philosophie, et qu’il n’aurait pas dû être mis au programme des cinquièmes. On a dû lire aussi Poil de Carotte, que je n’avais pas apprécié. Puis Le malade imaginaire de Molière, qui a été mon pire livre à lire parmi les imposés. La nouvelle du chat noir, d’E.A. Poe, quand à ce livre, s’il m’a offert un temps de divertissement, je m’y suis ennuyée. Et il y a eu aussi Le chevalier au bouclier vert, que j’avais bien aimé à cette époque. Mais sans plus. et La lettre de Conrad, qui m’avait bien fait réfléchir. J’avais beau trouvé refuge dans les livres à cette époque, il n’en reste pas moins que ces lectures auraient été plus appréciées si non imposées.

Je pensais tourner cet article sur les livre lus à l’école et au collège, et finalement l’article venant autrement, c’est entre autres sur les lectures imposées que ça tournera ainsi que les livres lus par le biais de la scolarité. 

Vous l’aurez compris, pour moi, imposer un livre me parait stupide, contre-productif. On ne peut ps prétendre vouloir donner envie de lire ni faire aimer les livres si on impose un livre à un jeune. A partir du moment où on impose tel livre ou tel livre, on enlève toute liberté de choix et donc toute envie de lire à une personne, qu’elle soit jeune ou moins jeune et je pense que si les gens aiment de moins en moins lire, c’est que quelque part, quelque chose à foiré, que le fait d’imposer un livre est mal passé. Imposer un livre à quelqu’un, c’est se foutre royalement de sa personnalité, de ses envies. Imposer un même livre à toute une classe, c’est les faire rentrer dans un même moule, vouloir les conformer; c’est leur imposer un non-choix en leur disant qu’ici sur les bancs du collège, personne n’a le choix de choisir un livre en fonction de ses envies et de sa personnalité; choses qui sont propres à chacun – et je trouve ça inadmissible. Imposer, c’est enlever cette liberté qui donne envie de découvrir, c’est empêcher quelqu’un de s’épanouir à travers quelque chose d’accessible. 

J’ai de la chance de toujours aimer autant lire encore aujourd’hui. J’ai faim de livres et de lectures, j’ai faim d’aventure, mais je n’ai jamais aimé qu’on m’impose une lecture. En revanche j’ai beaucoup aimé ce que cette institutrice à fait: nous laisser le choix du livre, car ca a été une porte ouverte, une invitation à partir à l’aventure, quelque soit le livre qu’on puisse choisir.

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12 commentaires sur « Ces livres imposés à l’école »

  1. Je comprend ton problème avec les lectures imposés pendant très longtemps j’ai eu du mal avec les livres qu’on m’obligeait à lire et du coup je partais avec l’idée qu’il n’allait pas me plaire. Je peux comprendre l’importance de choisir son livre, mais d’un autre côté imposé une lecture permet de nous faire sortir de notre zone de confort et découvrir des livres vers lequel on ne se seraient jamais dirigé par soi-même (les classiques par exemples). Donc ça a quand même un bon côté, mais il faudrait peut-être trouvé un juste milieu.
    L’iniative de ton institutrice me rappelle ce que l’une des miennes à fait et m’a permis d’apprendre à aimer la lecture. Elle choisissait un livre et tout les jours un élève lisait un chapitre à voix haute. C’était une façon de découvrir les histoires de façon collective et sans « lire » (du moins jusqu’à ce que soit notre tour de lire à voix haute). ça m’a permis de découvrir que la lecture ce n’était pas seulement un devoir pour l’école mais que ça pouvait être un plaisir. En plus, elle nous laissait libre accès à la bibliothèque de la classe. Grâce à elle j’ai découvert le plaisir de la lecture, parce qu’elle en a fait un moment de partage et pas juste une obligation.

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    1. Peut etre qu’en imposant un choix dans une selection specifique de livres ca permettrait de justement laisser le libre arbitre du choix tout en sortant de la zone de confort, alors. En tout cas ca serait un meilleur mix qui laisserai la place à l’envie 🙂

      Il y a des instit’s qui ont la bonne methode pour nous donner envie 😀

      Aimé par 1 personne

  2. Je partage tout à fait ta réflexion sur les livres imposés. Ayant fait 2ans de prépa littéraire je me rend compte que non seulement il est tout aussi pertinent d’étudier qu’un passage du livre en cours que le livre entier, mais qu’en plus de ça il existe des centaines de livres qu’on aurait pu nous imposer et qui auraient été bien plus intéressant que le classique Ivain et le Chevalier au lion ou poil de carotte. En 4eme j’ai eu une prof géniale parce qu’elle nous a fait une liste de quarante livres de classiques qu’on devait lire dans notre vie en nous expliquant qu’il ne fallait découvrir que ceux qui nous alléchaient le plus (perso j’avais choisi les 3 mousquetaires). Et chaque fois qu’on lisait un livre imposé on le lisait à voix haute dans la classe, chacun faisant un personnage. Et ça a révélé pas mal de talents d’acteurs dans notre classe ahah Quel régale de découvrir Des souris et des hommes ou La cantatrice chauve comme ça ^^ Je me rappelle encore des fous rires qu’on se tapait avec la prof !
    Bref désolée je m’étale mais ton article fait remonter des souvenirs et une petite réflexion sur ce système si nul d’imposer des lectures 🙂
    Victoire

    Aimé par 1 personne

    1. Mon article est fait pour ca: faire remonter des souvenirs et des reflexions! 😀
      Ca a dû etre genial avec cette prof, j’imagine bien les fous rires haha en tout cas ca fait de bons souvenirs hehe 😛

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  3. Mes pires lectures de cours? Première place du podium: Le Père Goriot. PLUS JAMAIS!!! En attendant Godot est aussi d’un abstrait complètement naze quand on est jeune. Aujourd’hui j’y lirai sans doute plus de choses, mais sérieux: 2 mecs qui attendent un 3ième qui n’arrive jamais, j’en pouvais plus. Plus tard, en prépa littéraire, le pire c’était les bouquins de philo. D’une lourdeur… Cela dit, je tiens quand même à dire que j’ai fait de très belles découvertes à travers ma scolarité: Les lettres de Mme de Sévigné m’avaient bien plues, les Molière aussi de manière générale, de même pour Mme Bovary+Les Fleurs du Mal de Baudelaire, qui faisaient tous deux écho à ma mélancolie de jeune fille amoureuse ignorée de l’époque. La Princesse de Clèves est toujours aujourd’hui un de mes classiques préférés. Donc dans l’ensemble malgré quelques abominables corvées de lecture, j’ai quand même eu assez souvent de belles surprises.

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    1. La princesse de cleves, faut vraiment que je le tente!
      Apres c’est le probleme des lectures imposées cets que si ca plait pas ca bloque et ca degoute. Malgre tout on y fait de belles decouvertes mais faut tomber sur le bon livre imposé haha

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