L’intérêt de la lecture, c’est qu’elle nous amène à réfléchir, quel que soit le sujet, à nous ouvrir à quelque chose, à nous poser des questions et même à nous remettre en cause. Que ce soit le polar qui nous fait réfléchir et nous amène à émettre  des hypothèses par rapport à un suspect ou tout simplement un roman d’aventure, tous les sujets sont bons finalement pour nous travailler le cerveau et notre questionnement.

Le Top Ten de Betty Rose Book sur ces livres qui ouvrent à la tolérance et autre m’a beaucoup plus, et m’a fait réfléchir sur mes propres lectures, celles qui m’avais fait réfléchir et me poser des questions sur le monde, qui m’avais remise en question. Je n’en ai pas énormément mais suffisamment qui m’ont amenée sur ce chemin. 

La seconde guerre mondiale

Parmi tous les livres que j’ai pu lire, j’ai eu la chance d’en avoir qui « sortaient » de mon domaine de prédilection, ainsi que des parents qui tentaient de me faire lire « autre chose » (ce « autre chose » qui a toujours été l’excuse parentale la plus utilisée pour tenter de diversifier les lectures d’un enfant). Je n’ai pas tant de livre sur la Seconde Guerre mondiale à proprement parler, mais quelques uns suffisent parfois à comprendre un peu ce qui a été vécu.

La lettre de Conrad est le plus ancien livre que j’ai lu et dont je me souvienne qui parle de la Seconde Guerre Mondiale.On se retrouve ici à lire les lettres d’un jeune allemand condamné à mort qui écrit à un ami juif, qu’il dit avoir trahi. L’histoire m’avait beaucoup marquée, à l’époque; j’étais en cinquième ou quatrième et pour moi, déjà à cette époque, il était impensable, injustifiable de tuer quelqu’un en raison de son orientation religieuse, de son physique ou de ses pensées.  A travers ces lettres où le jeune allemand est confronté au nazisme, on explore l’Histoire de son point de vue, mais on y découvre aussi une amitié, quoique trahie.

Le journal d’Anne Franck, Un sac de billes et Après la rafle m’ont aussi beaucoup marquée, le premier ayant été lu bien avant les deux autres. Ces trois livres racontent le vécu de juifs ayant subis cette guerre, l’évasion, la fuite, les camps de la mort. Et si certains ont pu raconter leur histoire, il en est une qui n’a malheureusement pas survécu mais qui nous a laissé son journal. Ce qui m’a énormément touchée dans ces trois livres, c’est que les protagonistes sont tous des enfants. A travers les pages, on vit avec eux la peine, les moments de solitude mais aussi des moments d’espoir quand des gens osent être bon avec eux. Dans cette période noire de l’histoire, il y aura quand même eu des gens bons. 

La promesse d’Hanna m’a beaucoup marquée et fait réfléchir au moment de sa lecture. La place de l’enfant, tout comme dans les trois livres juste au-dessus, est mis en avant et prend aux tripes. Comment put-on tuer des gens, et des enfants bordel!!, sous prétexte qu’ils sont juifs?? Et puis quelques années après la fin de cette guerre, il y a Si loin de chez soi qui m’avait fait réfléchir, et beaucoup, sur le fait que même finie, une guerre de cette ampleur laisse des traces et des comportements que je juge inacceptables sont encore commis même en 1956. 

Au nom de quoi des gens peuvent se permettre de tuer d’autres gens parce que la religion ne plait pas?

Le droit des noirs… mais aussi des blancs

Ici, c’est à travers Le rêve de Sam et Léon que j’ai réagi à la cause des noirs. Je connaissais déjà Martin Luther King qui m’avais marquée avec sa marche pacifiste. C’est deux livres lus il y a quelques années m’ont fait m’arracher les cheveux face à l’injustice. Mais ils m’ont montrés qu’en se battant, on peut réussir à changer les choses, et qu’on peut se battre de manière pacifique. 

Il y a aussi la trilogie Entre chien et loup qui m’avait beaucoup touchée, quoiqu’aujourd’hui, je la trouve un peu trop à l’eau de rose mais l’histoire n’en reste pas moins touchante puisqu’ici, on retrouve en cas inverse des noirs racistes et des blancs en minorité. Ça m’avait énormément touchée cette trilogie puisque quand j’entendais parler de cas de racismes et d’injustices raciales, je ne cessais de me mettre à la place des noirs mais aussi des arabes et des asiatiques, et là, de lire une histoire où c’est justement les blancs qui subissent le racisme au quotidien, et à travers deux jeune dont une noire, ça recale les pendules.

La maladie

Au niveau maladie, Le secret de Chanda m’avait bouleversée. Au travers d’une jeune fille, le livre aborde le sujet de la « maladie de la honte », le Sida, maladie qui touche sa mère ainsi qu’une amie à elle. Ce roman est un coup de pied au fesse, une belle leçon qui m’a fait pleurer fasse au jugement que des gens peuvent avoir dans ces cas-là.

Des étoiles au plafond, c’est l’autre roman qui m’a fait réagir sur la maladie. Ici il n’est pas question de Sida mais d’une autre maladie, le cancer, je crois, si je me souviens bien. On suit une jeune pré-ado qui subit en quelque sorte la maladie de sa mère, et qui doit faire face à son quotidien de jeune scolarisée en parallèle du quotidien avec sa mère, et le fait de parler ou non de la maladie. L’auteure a ici un style d’écriture qui est tellement bien et brut, qu’on se laisse porter au fil des pages sans se perdre dans des trucs nianians à l’eau de rose.

Ces autres sujets qui m’ont marquée

Vous connaissez les Magdalene Sisters? Moi, je les ai découverte à travers L’enfer de Kathy, et je peux vous dire que j’en ai eu froid au dos, parce que ces sœurs de Marie-Madeleine, elles étaient franchement pas cool. L’histoire de la petite Kathy, racontée la grande Kathy (c’est une histoire vraie), a tout pour remettre en question cette religion, et la manière dont les sœurs, sous le couvert de ladite religion, se permettent de faire du mal pour « remettre dans le droit chemin les enfants difficiles ».  

Il y a eu aussi Le visage de Sara, montrant cette obsession pour la chirurgie. Le livre ne se veut pas moralisateur mais il remet en cause cette obsession que peuvent avoir, entre autres, les jeunes face à des Kardashian tout retouché. Il y a aussi No et moi, histoire d’une jeune fille qui s’intéresse aux sans-abris et qui rencontrera No, jeune femme à la rue. Ce livre retraçant la rencontre est vraiment très touchant.

Kiss et Chante, Luna. Deux livres différents, deux époques différentes, deux filles différentes mais une même idée. Dans le premier, la jeune fille est amoureuse de son ami d’enfance qui est gay, sauf qu’au début, elle ne le savait pas. Dans le second, la jeune fille tombe amoureuse d’un allemand, nous sommes à ce moment-là en pleine guerre mondiale. Dans le premier livre, il y a cet amour différent, l’homosexualité. Dans le second, c’est un amour « interdit » puisque l’allemand est ennemi. J’ai beaucoup aimé ces deux livres, tant ils sont simples mais permettent d’introduire des sujets qui ne sont pas tout le temps facile. Comment réagirions-nous si nous tombions amoureux de notre meilleur ami sans savoir qu’il est gay? Accepterions-nous de se voire refouler par son groupe de résistant parce qu’on est tombé amoureux de l’ennemi? Et puis, qui a dit que parce qu’il est de la nationalité des ennemis, alors il en est un??

Voilà la fin de cet article, j’espère qu’il vous aura plu. N’hésitez pas à me dire en commentaire quel livre vous aura fait réfléchir, poser des questions!!

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