Vous êtes accro, ne mentez pas!


Comme tout le monde, je me suis souvent retrouvée à embarquer plus de livres que nécessaire pour aller en vacances, tout comme je me suis déjà retrouvée à marcher tout en lisant mon livre. 

J’ai décidé de faire un article un peu spécial aujourd’hui pour mettre en avant ces moments de lecteur qui montrent qu’on est légèrement à fond.

Réveille matin, sept heure, ton réveille sonne. Tu le repousses d’un quart d’heure. Sept heure quinze, t’allumes la lumière et pour te laisser le temps d’émerger et parce que le speed de la journée est vite arrivé, tu ouvres ton livre pour profiter du dernier temps calme avant la tempête.

 

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Juste avant de partir, tu as joué avec le temps en t’octroyant des minutes en plus pour lire. Et puis, arrivé au bureau, tu devais travailler mais la raison a faibli face à la tentation du livre. Quitte à prendre du retard, il valait mieux y aller détendu, non? Et après tout, quoi de mieux comme meilleure détente qu’un temps de lecture?

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Entre temps, tu penses à ces courses que tu dois faire, et pas de gaieté de cœur. Et en plus, quand tu dois les faire, c’est toujours quand il y a du monde à n’en plus finir. Coup de chance, avec cette queue à la caisse à n’en plus finir au moment où tu y vas, tu as le temps de finir ton livre. Ou en tout cas d’avancer. Optimisation du temps, vous avez dit? Tout à fait.

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Tout au long de l’année, ils t’ont reproché de trop lire et à Noel, ils ne savaient pas quoi t’offrir pour te faire plaisir alors ils t’ont demandé et toi tu leur as dit en toute franchise que rien ne te ferrait plus plaisir qu’un livre comme l’intégrale de telle ou telle série. Ils ont levé les yeux au ciel mais que faire. Les livres sont une valeur sure.

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Aux grands maux les grands remèdes. Ta PAL ne désemplie pas depuis Noël et il faut absolument que tu finisses ce livre. Sauf que tu as un besoin urgent que tu ne peux plus retenir alors que tu es si proche du but… Alors tu prends ton livre, t’installes sur les WC et en profites pour finir ces dernières page. Autant faire d’une pierre deux coups.

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Tu sortais à peine des WC et tu étais bien parti dans ce nouveau livre que tu reçois un appel et tu te retrouves à devoir bouger. Sauf que t’en étais à un passage fort dans le livre. Ne voulant pas attendre d’être arrivé pour savoir la suite, tu le lis tout en y allant. Heureusement que t’es à pied. Et que t’en a pour quinze minutes.

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Ce soir, t’as décidé de changé un peu de routine et tu t’es donc décidé à aller au cinéma avec un copain. Tu sais que ce même copain arrive souvent en retard et tu as donc fait en sorte d’arriver bien en avance pour pouvoir en profiter et lire ce livre que tu as prévu. Et tu t’y plonge avec ravissement.

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Une personne t’interrompt dans ta lecture. Elle a lu ce livre que tu lis actuellement avant la séance alors vous faites tout simplement connaissance et vous discutez longuement.

Au bout d’un moment, la personne vous parle d’une situation particulière et vous, vous ne pouvez tout simplement pas vous empêcher de comparer cette mésaventure à une référence littéraire du genre « Ouai dans Harry Potter, c’est pareil, il lui arrive ça! ».

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Le lendemain, tu as un rendez-vous important et que tu prennes ta voiture, le bus, le train ou l’avion pour y aller, tu prends comme toujours un livre, au cas où. Parce que tu sais jamais vraiment combien de temps ca peut durer mais qu’il y aura toujours un peu de temps pour lire.

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Ton livre est super intéressant. Tu te prends vite dans l’histoire, à tel point que lorsque tes potes passent et te proposent une soirée tournée des bars voire une virée en boite, tu leur répond gentiment que tu préfère rester chez toi pour lire. Asocial, diront-ils. Bande d’alcooliques incompréhensifs, leur répondras-tu.

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Plus tard, tu n’arrivais pas à dormir alors tu as pris ton livre. Au bout d’un moment tu as regardé l’heure en te disant que dans une heure, tu te coucherais pour de bon, sauf qu’une heure après, cinq heure étaient passées. Et de la nuit, tu es passé au jour sans avoir dormi.

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Et en ce lendemain d’une nuit blanche bouquin, on te dit qu’il faut arrêter de faire la fête et qu’il faut dormir la nuit et que là, tu sors à la personne que non, tu n’as pas fait la fête mais que t’étais à un passage très important du livre qui t’as empêché de drmir et que si tu t’étais arrêté en plein milieu du dit passage, tu n’aurais pas dormi pour autant.

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Quelques jours plus tard, tu pars en vacances, et de ce fait tu as déjà prévu de quoi lire et suffisamment pour que ca tienne dans le temps. Après tout, si la règle du autant de livres que de jours de vacances multiplié par deux existe, c’est pas pour rien. Ceux qui partent avec toi se sont surement dit que tu prenais un seul livre. Ils ont surement oublié qui tu étais, et tu t’es senti obligé de te justifier face à leur regard ahuri en voyant tes quinze livres.

 

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D’ailleurs, en parlant de vacances, viens l’heure de visiter les lieux. Tu passes devant une librairie et sans y prendre garde, tu te retrouves à l’intérieur. Tu fais le tour des rayons, tu regardes les livres. Tu t’imprègnes des lieux, de sa personnalité. Pure hasard? Appel du livre? Quoi qu’il arrive, tu n’as pas résister. 

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Et dans cette librairie qui t’appelait, et dans ces rayons qui t’aspiraient, et au milieu de ces bouquins qui t’agrippaient, tu as pensé à ta PAL qui faisait la taille de la tour Montparnasse. T’y as pensé fort mais tu es sorti de cette librairie avec trois livres qui t’intéressaient fort.

 

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Là où pour qui sortir un livre au saut à l’élastique était inimaginable, toi, tu n’as pas eu froid aux yeux au moment de le lire. Tu n’as pas eu froid aux yeux non lorsque tu as sorti ton livre sur ce manège de la fête foraine. Tu n’as pas eu froid aux yeux non plus lors de cette descente en canoë. Bref, tous les endroits improbables pour lire sont bon.

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Toulouse. Tu devais prendre un train à 16h03 sauf que celui-ci est en retard. En retard d’o ne sait combien de temps et qui va arriver dans on ne sait combien de temps. La foule râle, trois pèlerins en profitent pour gueuler qu’ils autres chose à faire que d’attendre et toi, tu ne peux que confirmer que c’est exactement pour cela que tu as un livre. A défaut d’avoir ton train à l’heure, au moins, tu fais quelque chose que tu devais faire: lire ton livre.

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Pendant tes vacances, l’un des livres que tu as commencé et fini te reste en tête. Ca doit faire plusieurs jours déjà et pourtant, t’y penses encore. Comment le personnage en est arrivé là? Et c’est quoi cette fin de ouf? Bref, il t’a perturbé, et tu te poses encore des questions longtemps après.

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Arrivé chez toi, tu espères vraiment profiter de ton retour. Sauf qu’une personne débarque et commence à te raconter la dernière situation dans laquelle elle se trouve. Non pas que tu n’en ais strictement rien à foutre mais avec cette personne, ce sont souvent les mêmes sujets qui reviennent: le(a) conjoint(e) qui ne fout pas une, les machines à faire, la cuisine, les courses… bref, elle est épuisée, n’en peut plus. Et là, miracle, elle te sort un bon j’y retourne hein et toi qui a toujours une phrase sortie tout droit d’un livre pour chaque occasion, tu lui dis et puisse le sort vous être favorable.

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