La Malédiction du Roi


 

L’histoire se situe bien après La Reine Clandestine mais est en parallèle de Deux Sœurs pour un Roi. La Reine Clandestine n’est autre que la mère d’Elisabeth, femme d’Henry VII, et donc grand-mère d’Henry VIII et Anne Boleyn n’est autre que la « traînée Boleyn », deuxième femme du roi, roi qui épousa au total six femmes dont trois sont mortes (de maladies, en couche ou décapitée).

Un roi meurtrier, qui épousa six femmes, s’appropria l’église. Une reine espagnole, première femme du roi, qui ne peut donner de mâles au roi. Au milieu, une femme: Margot Pole, fille de George, Duc de Clarence.

Margaret sera l’amie de la reine Catherine d’Aragon et de sa fille, portera comme un étendard caché son nom, Plantaget, et finira décapitée, à l’age de soixante-sept ans (si j’ai bon souvenir).

A travers l’histoire, c’est le portrait de deux rois Tudor, Henry VII puis Henry VIII. Le premier très méfiant de tout et de tous. Le second, son fils, sera pire. Très protégé jeune, il n’était pas destiné au trône, étant le cadet. Son frère mort, il épouse celle qui fut mariée à son aîné, l’a répudier en épouser une autre qu’il décapitera puis encore une autre qui mourra en couche. La quatrième, il en déclarera son mariage avec pas conforme aux lois de l’église mais en fera sa sœur.

A travers l’histoire de Margaret, c’est l’injustice que l’on voit mais aussi l’égoïsme, la lâcheté et la folie que l’on voit grandir au fur-et-mesure que plus personne n’ose lui dire quoi que ce soit. Car ce tyran dont le père amena avec lui la suette, tuera du monde – proches, cousins, enfants, amis – sur sa simple méfiance. Et Margaret est une femme qui a le malheur d’être née Plantagenet. C’est une femme forte qui veut protéger ses fils, ses petits enfants. Elle le fera malgré la maladie qui en emportera. Elle fera tout son possible, tête haute, même déshérité. Et elle s’accrochera à la vie même lorsque le bourreau lui coupera la tête au billot. Il lui a fallut plusieurs coups, d’ailleurs, au bourreau.

Pourtant, je n’ai pu ressentir une note d’amertume lorsqu’elle aurait pu se lever contre ce roi fou. J’ai eu un moment de très grande solitude une fois sa fin écrite (et coupée à la hache). J’en ai eu des moments où je vivais au taquet avec le stress de savoir ou non ce qui allait survenir. Des moments d’angoisses.

Et pourtant si j’ai énormément aimé le livre, j’ai eu du mal au début à m’y intégrer vraiment, et pourtant j’aimais bien parce que calme en quelque sorte. Après, mine de rien, Margaret vécut très très longtemps, je trouve, et le livre est plein d’actions et de détails qui permettent de se placer dans l’histoire. Le livre est long et c’est vrai qu’à la fin, je ne savais plus tellement comment avait commencer l’histoire… Mais avec un livre comme celui-ci, je ne pense pas que ce soit négatif, car il est riche, vraiment, et fluide. C’est vraiment un livre que je conseille, en plus des autres livres de cette auteure qu’est Philippa Gregory dont la plume se mari si bien aux thèmes des Tudors et de la Guerre des Deux Roses!

 


La malédiction du roiRésumé

« Entre amour, complot et malédiction, il n’est pas évident d’être une femme à la cour des Tudors.
Angleterre, 1499. Margaret Pole, fille de Georges, duc de Clarence, et d’Isabelle Neville, devient après l’assassinat de son frère Edouard Plantagenêt, sur ordre du roi Henri VII, la seule survivante de la dynastie des Plantagenêt. Marié à Sir Pole, cousin du roi, elle sera veuve en 1505, avec cinq enfants. Destituée de ses terres et de ses titres, elle tombe dans la pauvreté. Sa vie change avec l’arrivée de la princesse espagnole Catherine d’Aragon et son mariage avec Henri VIII. Margaret est alors restaurée : elle obtient de titre de comtesse de Salisbury, devient première dame de compagnie de la reine et gouvernante de la princesse Marie.

Mais il s’avère que le roi n’a pas de fils et donc pas d’héritier. On parlera alors de la « malédiction du roi », qui aurait été jetée par Elisabeth Woodville et sa fille La Princesse Blanche contre les Tudors. Malédiction ou pas, cette question provoquera la rupture d’Henri VIII avec l’Église de Rome, celui-ci souhaitant divorcer de Catherine et épouser Anne Boleyn.

Margaret Pole devra choisir entre son allégeance au roi et sa loyauté envers la reine et la princesse. Du fait de ses liens avec la famille royale, elle se retrouvera avec ses fils au centre des intrigues, au point que sa liberté et sa vie seront menacées… »

 

Auteur(e): Philippa Gregory

Éditeur: Hugo Roman

Sorti le: 08/10/15

Catégorie(s): Roman – Histoire

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5 thoughts on “La Malédiction du Roi

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